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États-Unis : Jeffrey Wright, loin des projecteurs

Jeffrey Wright est tombé amoureux de la Sierra Leone. © Reuters

L’acteur noir américain Jeffrey Wright, lauréat d’un Golden Globe et d’un Emmy Award, s’est intéressé à la Sierra Leone en 2001. La guerre fratricide, qui y a fait entre 100 000 et 200 000 victimes, touchait alors à sa fin. « Lors d’un tournage au Mozambique, j’ai rencontré un Sierra-Léonais qui m’a invité à venir. À l’époque, on n’associait pas la souffrance des enfants sierra-léonais impliqués dans la lutte pour le contrôle des diamants à la forte demande pour ces mêmes pierres précieuses aux États-Unis, dans le milieu du hip-hop notamment. Ce lien m’a frappé et j’ai eu envie de m’impliquer », expliquait-il en 2011. Tombé amoureux du pays lors de ce voyage, l’interprète de la série Angels in America, qui s’est aussi fait un nom dans les deux derniers James Bond et dans les films Syriana et Basquiat, s’est mobilisé. En 2003, il a fondé avec le général Larry Gilespie, retraité de l’armée américaine, la petite compagnie minière Taia, qui entend exploiter les gisements d’or sierra-léonais de manière socialement responsable. Proche du président Ernest Bai Koroma, il intervient régulièrement dans les médias américains pour promouvoir l’image de la Sierra Leone. 

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