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États-Unis – Afrique : Silicon Valley bis

Face à l'appétit des Subsahariens pour les nouvelles technologies, les IBM et autres Google s'implantent durablement dans le paysage africain.

Oracle, Hewlett-Packard (HP), IBM, Microsoft, sans oublier Google. En quelques années, le continent est devenu un nouvel eldorado pour les grandes entreprises californiennes de l’informatique. Lorsque Larry Ellison, patron de l’éditeur de logiciels et fabricant de serveurs Oracle, déclare la guerre à IBM et consorts depuis son bureau de Redwood, même l’Afrique se transforme en champ de bataille. Bien qu’ils ne comptent que pour moins de 5 % de leur chiffre d’affaires mondial, les pays subsahariens affichent de vraies promesses pour ces champions de l’informatique. Dans leur viseur : multinationales, groupes régionaux, administrations et particuliers en quête de solutions technologiques. Depuis 2006, IBM a ainsi investi plus de 300 millions de dollars (242 millions d’euros) pour renforcer sa présence sur le continent.

Offensive

Autre illustration de l’intérêt des géants de la Silicon Valley pour l’Afrique, la succession des annonces d’ouvertures de bureaux de représentation : au Kenya en 2009 pour Oracle, au Nigeria en 2010 pour Microsoft, au Sénégal et en Tanzanie en 2011 pour IBM et dans dix pays entre septembre et décembre derniers pour HP. Arrivé en 2007 au Kenya et désormais présent dans six États, Google, leader mondial de la Net-économie, tient une place à part dans cette offensive américaine en jouant à fond la carte de la pédagogie auprès des développeurs informatiques, des communautés étudiantes, des start-up et des gouvernements. L’objectif est de favoriser l’usage de la Toile avec un raisonnement simple : plus l’utilisation du réseau mondial sera répandue, plus sa part du gâteau sera grande. 

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