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Cummins met le turbo

Trente groupes électrogènes Power Generation destinés à un projet minier, à Madagascar. © DR

Le fabricant de moteurs diesels installé à Johannesburg depuis 1946 entend se diversifier dans les secteurs agricole et maritime, mais surtout dans ceux du pétrole et du gaz.

Premier fabricant et fournisseur au monde de moteurs diesels pour engins industriels et de groupes électrogènes, Cummins porte ces dernières années une attention très soutenue au marché africain. Lassée de voir la concurrence chinoise monopoliser les contrats, la compagnie basée dans l’Indiana entend saisir les opportunités qui ne manquent pas de se présenter sur le continent, dans la foulée des nombreux projets miniers et des chantiers d’infrastructures en cours ou à venir. « Nous voulons atteindre 1 milliard de dollars [804 millions d’euros, NDLR] de chiffre d’affaires par an d’ici à 2017 », a dernièrement déclaré à la presse américaine Tom Linebarger, le président de l’entreprise.

L’Afrique ne pèse pour l’instant que 2,5 % des 18 milliards de dollars du chiffre d’affaires réalisé en 2011 dans les 190 pays où Cummins est présent, « mais avec l’un des taux de croissance les plus rapides enregistrés aujourd’hui par [ses] différentes filiales à travers le monde », constate Tom Linebarger. Établi sur le continent depuis le début des années 1940, Cummins est aujourd’hui directement implanté au Maroc, au Ghana, au Zimbabwe, en Zambie, au Botswana et en Afrique du Sud, où se trouve le siège africain de la société depuis 1946. Il dispose également de joint-ventures avec des partenaires locaux au Nigeria et en Angola, ainsi que d’un réseau de distributeurs dans plusieurs autres pays, qui lui permettent notamment de fournir des moteurs et des pièces de rechange aux véhicules indiens et chinois en tout genre qui sillonnent le continent.


La filiale africaine a l’un des taux de croissance les plus rapides au niveau mondial.

Tom Linebarger, président de la compagnie

Passée à l’offensive, la compagnie entend diversifier ses activités dans les secteurs agricole et maritime, ainsi que dans le pétrole, et, surtout, le gaz, « de plus en plus utilisé comme source d’énergie sur le continent », témoigne la direction depuis Johannesburg. Prête à investir 15 millions de dollars par an dans de nouvelles implantations, elle compte également étendre rapidement son réseau en Afrique de l’Ouest, notamment en direction du Sénégal ou du Cameroun, et vient d’inaugurer son bureau régional à Casablanca, pour chapeauter l’ensemble d’un marché nord-africain qualifié de « très prometteur » par ses responsables. Comme un retour aux sources pour la société, débarquée sur le continent dans les bagages du général Patton, alors chef des troupes américaines stationnées en Afrique du Nord. 

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