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JO de Londres : stress et paillettes

La mannequin britannique Naomi Campbell défilera le 12 août lors de la clôture des JO de Londres. © Max Rossi/Reuters

Sportifs ou équipementiers africains, tous rêvent de l'or olympique. Certains ont vu leurs espoirs s'éloigner, d'autres touchent au but...

Avec 133 sportifs – dont Caster Semenya et Oscar Pistorius, deux stars controversées de l’athlétisme -, les Sud-Africains présentent aux Jeux olympiques de Londres la sélection la plus nombreuse du continent. Rien à voir avec la modestie de la délégation palestinienne. Elle ne compte que cinq athlètes, mais peut s’enorgueillir d’avoir pour la première fois dans ses rangs un sportif qui est parvenu à réaliser les minima olympiques. Le judoka Maher Abou Rmeileh, 28 ans, commerçant dans la vieille ville de Jérusalem, a ainsi gagné le droit de porter les couleurs d’un État qui n’a pas encore d’existence officielle.

Suivre l’actu des JO sur notre page spéciale "L’Afrique aux JO 2012".

Le marathonien Guor Marial foulera, lui, les rues de la capitale britannique en apatride. Né sur le territoire de l’actuel Soudan du Sud, il a refusé de courir pour un autre pays, que ce soit les États-Unis, où il réside, ou le Soudan. Or Djouba n’a pas encore de comité national olympique et ne peut donc pas présenter de délégation à Londres. S’il devait monter sur le podium, l’athlète serait salué par l’hymne des jeux en tant que citoyen du monde.

La "Maison des drapeaux" sur Parliament Square, le 27 juillet 2012.

© Mathieu Olivier pour J.A.

D’autres Africains ont vu s’envoler toute chance de médaille pour cause de dopage. Comme Mohamed Diaby, le boxeur malien, disqualifié quelques jours avant son départ pour Londres. Un véritable coup du sort, expliquent ses instances nationales. Bloqué à Bamako lors du coup d’État du 22 mars, le champion aurait contracté la grippe et, soigné par un médecin « qui n’était pas un spécialiste du sport de haut niveau », aurait ingéré un produit considéré comme dopant depuis 2011. Contrôlée positive à Paris le 6 juillet, la Marocaine Mariem Alaoui Selsouli, vice-championne en salle du 1 500 mètres, est elle aussi privée de Jeux. Déjà suspendue en 2009 et 2011, elle risque de ne plus jamais pouvoir participer à une compétition internationale.

Exploit

Ces absences ne devraient pas affecter les florissantes affaires de JSports. L’équipementier sénégalais a d’ores et déjà accompli « son » exploit olympique en fournissant survêtements, sacs et chaussures à treize sélections africaines. Soit près de 400 ambassadeurs officiels de la marque, qui tenteront de briller jusqu’à la cérémonie de clôture, le 12 août. Mais, ce jour-là, la compétition sera rude : Naomi Campbell doit en effet défiler en compagnie de sa compatriote Kate Moss, toutes deux habillées par les couturiers britanniques Stella McCartney, Sarah Burton et Vivienne Westwood. La concurrence sera alors quelque peu… déloyale !

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