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Ouganda : le retour du spectre Ebola

Des employés de l'OMS à kagadi, dans l'ouest de l'Ouganda. © AFP

La maladie vient de réapparaître, dans l'ouest du pays. Il est impossible pour l'instant d'évaluer la propagation du virus.

Ebola. Le nom de cette fièvre hémorragique foudroyante, mortelle et très contagieuse, suffit à semer l’effroi partout où elle a déjà frappé, en Afrique centrale et orientale : de la RDC, où le virus a été identifié en 1976, au Gabon, en passant par le Congo-Brazzaville et le Soudan.

En Ouganda, où il vient de réapparaître, il a fallu plusieurs semaines après les premiers symptômes avant que le nom du virus soit lâché. Début juillet, il a d’abord touché les membres d’une même famille, dans le district de Kibaale (ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la RDC). Ce n’est que le 27 juillet que la nature du mal mystérieux (certains habitants avaient d’abord cru à un sortilège) a été formellement établie. Il avait déjà fait plus d’une dizaine de victimes.

Alarmant

Après le premier décès dans la capitale (une aide-soignante qui revenait du foyer infectieux), un message alarmant du président Yoweri Museveni a été diffusé à la télévision nationale, le 30 juillet. Il a demandé à ses compatriotes de ne plus se serrer la main, tandis que 36 personnes infectées et 15 décès étaient recensés. Le virus, contre lequel il n’existe ni traitement ni vaccin, reste dans toutes les mémoires. En 2000, il avait provoqué la mort de plus de 200 personnes. C’est la même souche, celle du Soudan, mortelle dans 50 % à 70 % des cas, qui serait à l’origine de ces nouveaux cas. Et compte tenu de la période d’incubation, la maladie peut se déclarer jusqu’à vingt jours après une infection. On saura alors si nous sommes face à une véritable épidémie. 

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