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Afrique du Sud : Jesse et Johnny Clegg, comme papa mais pas trop

Johnny Clegg et son fils Jesse, en mars 1988. © Kuus/Sipa

Jesse, le fils de Johnny Clegg la star de la "world music", est déjà disque d'or en Afrique du Sud.

Rappelez-vous, c’était en 1990, Mandela recouvrait la liberté et le « zoulou blanc » Johnny Clegg sortait un album plein d’espoir, Cruel, Crazy, Beautiful World. Et dans la chanson-titre, il disait : « Ayeye ayeye Jesse mfana ayeye ayeye ». Ce petit Jesse de 2 ans auquel il s’adressait – et que l’on pouvait voir assis sur ses épaules sur la couverture du disque – n’était autre que son jeune fils.

À l’époque, Johnny Clegg était encore une star de la « world music », et dès ses 6 mois l’enfant fut de bien des tournées, petite silhouette en backstage entourée de musiciens et de danseurs. La fin de l’apartheid et l’évolution musicale ont considérablement ringardisé les chansons de Johnny père, même si c’était assez joli de dire : « When I feel your small body close to mine / I feel weak and strong at the same time / So few years to give you wings to fly / Show you the stars to guide your ship by / It’s your world so live in it…  » Ses ailes, Jesse Clegg les a ouvertes et il est devenu rocker. Oui, avec de la guitare – il joue aussi du saxophone, de la clarinette, du piano… – et des ruptures de rythme plutôt intéressantes. Papa nous le confiait avec fierté en 2010 : « J’ai un fils de 21 ans qui est une rock star en Afrique du Sud et qui est déjà disque d’or ! »

Jesse affiche aujourd’hui deux albums au compteur, sympathiques sans être révolutionnaires : When I Wake Up (2008) et Life on Mars (2011). La page Facebook de Johnny affiche 30 000 « j’aime », celle de son fils, 10 000. Quant à savoir ce que l’un pense de l’autre, n’y songez pas. « Le manageur de Jesse et de Johnny ne permet pas que les deux artistes soient évoqués dans un même article, parce que leurs carrières sont totalement indépendantes. En conséquence de quoi il n’autorise pas que les deux artistes soient pris en photo ensemble. » Heureusement, Johnny Clegg – lui-même fils d’une chanteuse et beau-fils d’un poète – se prêtait autrefois de bonne grâce aux photos… quand Jesse n’était pas encore un artiste.

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