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États-Unis : Mia Love, Madame Muscles contre Barack Obama

Le modèle de Mia Love en politique ? Condoleezza Rice. © Panapress/MAXPP

Étoile montante du Parti républicain, Mia Love est une professeure de fitness qui ne ménage pas ses attaques contre Barack Obama.

Elle est noire, mormone et anti-Obama. Bien qu’elle s’en défende, Mia Love est un symbole. Si, en novembre, elle est élue au Congrès dans le quatrième district de l’Utah, elle deviendra la première Noire républicaine à siéger à la Chambre des représentants.

Maire de Saratoga Springs depuis 2010, une bourgade agricole proche de Salt Lake City, elle est la candidate idéale pour un parti accusé de n’être composé que d’hommes blancs, et donc en quête d’ouverture. « J’ai été élue maire avec 60 % des voix, et ce n’est ni parce que je suis noire, ni parce que je suis une femme », se défend-elle. Mais si cette professeure de fitness de 36 ans est couvée du regard par les conservateurs, c’est aussi parce qu’elle a enflammé la convention nationale de Tampa, à la fin du mois d’août.

Ardente oratrice

Poing serré et regard déterminé, Mia Love a rappelé l’histoire de ses parents, des Haïtiens arrivés à New York dans les années 1970 avec seulement 10 dollars en poche et « l’espoir que l’Amérique dont ils avaient entendu parler n’était pas un mirage ». Dans les moments difficiles, a-t-elle souligné, ils se sont débrouillés seuls, sans aide de l’État. « L’Amérique dans laquelle j’ai grandi était fondée sur le principe d’autonomie et donnait à chacun la chance de vivre le rêve américain », a lancé cette ardente oratrice, taclant au passage le président Obama.

Née à Brooklyn et élevée dans la foi catholique, Mia s’est convertie au mormonisme après sa rencontre avec un jeune adepte dans le Connecticut, où elle a obtenu un diplôme des beaux-arts, à l’université de Hartford. Devenue proche du Tea Party, cette mère de trois enfants a fait sien le credo des ultraconservateurs : non à l’avortement, oui au port d’arme et à la suppression des ministères de l’Énergie et de l’Éducation. À l’approche de son combat contre Jim Matheson, le représentant démocrate sortant, elle a le soutien du sénateur John McCain, de l’ex-secrétaire d’État Condoleezza Rice – un de ses modèles en politique – et de tout le clan Romney. Mais sa campagne a beau être musclée, la bataille s’annonce difficile. 

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