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Pélerinage de La Mecque : mille Nigérianes et pas un seul chaperon

Pèlerins nigérians de retour d'Arabie saoudite, à l'aéroport international de Kano. © Aminu Abubakar/AFP

Parties faire le hadj à La Mecque, un millier de croyantes se sont retrouvées parquées dans un centre de rétention. Motif : elles n'étaient pas accompagnées par un homme.

Elles croyaient que leur voyage en Arabie saoudite, où elles comptaient faire le pèlerinage de La Mecque, les rapprocherait du paradis. Las ! Un millier de Nigérianes ont vécu l’enfer. Elles rêvaient de gravir le célèbre mont Arafat, elles se sont retrouvées en prison. La cause ? Elles avaient eu l’outrecuidance d’arriver, le 22 septembre… seules. Ou, plus exactement, non accompagnées d’un tuteur.

Or une règle impose à toute candidate au pèlerinage, qu’elle soit jeune fille ou grand-mère, riche ou pauvre, analphabète ou super­diplômée, la présence à ses côtés d’un père, d’un conjoint, d’un frère ou même d’un fils. Pour ne pas avoir observé cette règle, certes non coranique mais connue de tous et en vigueur depuis la Révélation, ces malheureuses prétendantes au hadj, cinquième pilier de l’islam, ont été parquées dans le centre de rétention de l’aéroport de Djeddah, en attendant d’être renvoyées dans leur pays. Cinq cents d’entre elles ont été rapatriées le 27 septembre.

"Traitées comme des animaux"

Moins chanceuses, celles qui sont restées sur place se plaignent de conditions de détention particulièrement pénibles. « Nous sommes traitées comme des animaux », raconte Mariya Ahmed, citée par la BBC.

Le gouvernement saoudien rejette la responsabilité de l’incident sur les autorités nigérianes, qui ont « oublié » de se plier à la règle du tuteur. Pourtant, ce sont les missions consulaires des Al Saoud qui accordent les visas après examen d’un dossier de pèlerinage dûment complété, comportant notamment la filiation du tuteur et surtout son lien de parenté avec la postulante.

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