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Sahel : le Mujao, principale menace ?

Combattants islamistes à Gao, dans le nord du Mali, en juillet. © Issouf Sanogo/AFP

Aqmi séduirait de moins en moins les apprentis jihadistes alors qu'Ansar Eddine et le Mujao auraient tendance à voir grossir leurs rangs. Tel est le constat établi par un spécialiste de la région, qui perçoit le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest comme la plus dangereuse des organisations terroristes islamistes agissant dans le Nord-Mali. État des forces en présence avant une éventuelle intervention panafricaine.

S’il ne fait aucun doute que le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) est la moins puissante des forces en présence dans le Nord-Mali, beaucoup s’interrogent sur le véritable poids d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Réponse d’un spécialiste ouest-africain qui s’est rendu à de multiples reprises dans cette partie du pays tenue par les islamistes : « Aqmi se vide de sa substance. Un temps séduites par l’argent dont dispose cette organisation essentiellement composée d’Algériens et de Mauritaniens qui ne connaissent pas le terrain, les populations locales rejoignent de plus en plus les rangs d’Ansar Eddine et du Mujao. Ce dernier est manifestement le plus puissant, le mieux équipé et, surtout, le plus dangereux. Il recrute beaucoup de Subsahariens, phénomène nouveau et sous-estimé. » À l’en croire, la puissance de feu et les équipements dont disposent les différentes factions dans le Nord sont « supérieurs à ceux des armées malienne, nigérienne et burkinabè réunies ». Voilà qui promet. 

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