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RDC : Maryse Ngalula, un blues singulier

Akacia, sa toute nouvelle maison de production, est destinée aux instrumentistes congolaises. © Muriel Devey

Maryse Ngalula est auteure-compositrice et interprète. Portrait.

Une voix puissante et grave, des textes incisifs dénonçant l’injustice, notamment celle faite aux femmes, une musique toute personnelle où se mêlent harmonies jazz, rythme mutwashi du Kasaï et soul universelle… Ce n’est qu’un bref aperçu des talents de la chanteuse et guitariste congolaise Maryse Ngalula, originaire de Kananga (capitale du Kasaï occidental). Ses études commerciales ne l’ont pas détournée de la musique, une tradition familiale. « Mon père et mon frère sont des musiciens, et, très jeune, je chantais dans des chorales », confie Maryse qui, dès l’adolescence, écrit des textes et apprend à jouer de la guitare. En 1998, elle remporte le premier prix du Festival des jeunes talents organisé à Kinshasa par le Centre culturel français.

En 2001, elle part en tournée au Sénégal, au Cameroun, en Centrafrique et en Afrique du Sud, où elle réside pendant sept ans et demi. « Cette expérience sud-africaine m’a permis d’être plus libre sur la scène et de travailler la puissance de ma voix. »

De retour au pays, elle remporte le premier prix du concours Visas pour la création de l’Institut français, en 2011, qui lui vaut une résidence de cinq mois à Paris. Elle vient de lancer Akacia, une maison de production destinée aux femmes instrumentistes congolaises (qui « doivent se prendre en charge et mettre en valeur ce qu’elles font », martèle-t-elle), et d’entamer, en septembre, une tournée à travers quatorze pays africains pour présenter les titres phares de son premier album, Ma différence

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