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Maroc – Laayoune : Hamdi Ould Errachid, maire de choc

Hamdi Ould Errachid, maire de Laayoune. © Vincent Fournier pour J.A.

Hamdi Ould Errachid est né à Laayoune. Âgé de 64 ans, il est issu de la tribu Reguibat.

Sur sa carte de visite, le frère cadet de Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), a fait inscrire, outre ses qualités de député-maire de Laayoune, celle… d’homme d’affaires. C’est à la fois sa force et sa faiblesse, ses adversaires lui reprochant de se servir de sa fortune pour mener une politique clientéliste, ce dont visiblement il n’a cure. Car cet autodidacte fort en gueule, controversé et éruptif, assume tout. Son passé de fonctionnaire au sein de l’administration coloniale espagnole, bureau de l’identification. Son allégeance au roi Hassan II dès 1975, à Rabat. Sa participation pendant dix ans au processus de recensement des votants en vue du référendum d’autodétermination, puis sa démission en 2000 quand il est apparu que le nouveau souverain optait pour une autre voie – celle de l’autonomie interne. Son adhésion au parti très maroco-nationaliste de l’Istiqlal – il est membre du bureau politique. Son image d’archétype du « collaborateur » de l’occupant, que lui a décerné le Polisario et qu’il porte comme une médaille, avec allégresse. Député depuis douze ans et président du conseil municipal depuis sept ans, il n’est pas le moins du monde affecté par les accusations de népotisme dynastique (il a succédé à son frère). Ce chef de tribu Reguibat Sahel (Reguibat de l’Ouest), fraction Talat, balaie les remarques importunes d’une phrase : « Regardez ce qu’était Laayoune il y a trente ans et regardez ce que la ville est devenue. Tout le reste n’a aucune importance. » 

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