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France – Tchad : ce que Hollande et Déby se sont dit à Paris

Les présidents Idriss Déby Itno (Tchad) et François Hollande (France). © AFP/Montage J.A.

Le président français François Hollande a reçu son homologue tchadien Idriss Déby Itno, mercredi 5 décembre, à Paris. Au menu des discussions : le cas d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, l'affaire de l'Arche de Zoé, la crise malienne et la situation en Centrafrique.

Le 5 décembre, à 15 heures, le président tchadien, Idriss Déby Itno, a enfin été reçu par François Hollande à l’Élysée. L’entretien a duré cinquante minutes, dont quinze en tête à tête au cours desquelles, dit-on de source française, le cas d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, l’opposant tchadien disparu en février 2008, aurait été évoqué. En présence cette fois de leurs collaborateurs, les deux hommes ont également parlé de l’affaire de l’Arche de Zoé, dont le procès s’est ouvert le 3 décembre à Paris. Le président tchadien se sent floué. En mars 2008, il avait gracié les six membres de l’association condamnés à huit ans de travaux forcés. Par la suite, ces derniers avaient été transférés en France, mais Déby Itno rappelle que les 6,3 millions d’euros de dommages et intérêts que Nicolas Sarkozy s’était verbalement engagé à verser aux familles ne l’ont jamais été. Réponse de Hollande : ce litige concerne des personnes privées, l’État français n’a pas à s’en mêler.

Autre dossier évoqué : la crise malienne. Le président français a réitéré le souhait, déjà exprimé par téléphone en juillet, de voir l’armée tchadienne participer militairement à la reconquête du Nord-Mali. Déby Itno s’est montré réservé (« que les Maliens se mettent d’accord, nous verrons ensuite »), mais a quand même tenu à rassurer son interlocuteur sur un point : la situation sécuritaire à la frontière orientale du Tchad est, à l’en croire, « à peu près stabilisée ». Il s’est en revanche montré inquiet de l’évolution de la situation en Centrafrique, après l’attaque par des rebelles d’une base de l’armée dans la région de Kabo (Nord). En politique intérieure, le président tchadien a prévu de rétablir un cadre de dialogue avec l’opposition, celui établi en 2007 étant arrivé à son terme. 

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