Fermer

Gabon : la garde rapprochée d’Ali Bongo

Ils ne sont pas beaucoup plus nombreux que les doigts d'une main... Mais ils sont essentiels.

Ils sont peu nombreux, parmi les collaborateurs du président Ali Bongo Ondimba, à pouvoir se targuer de figurer au sein de sa garde rapprochée. Premier de cordée et proche parmi les proches, Maixent Accrombessi Nkani (47 ans), son directeur de cabinet. Il a un oeil sur tout, contrôle tout et jouit de la confiance quasi aveugle d’Ali. Ce titulaire d’un DEA en économie appliquée et d’un DESS en développement économique et social est le véritable gardien du Palais du bord de mer. Une position éminente qui lui vaut d’être craint et respecté, mais aussi détesté par les adversaires du président – au premier rang desquels André Mba Obame, qui dit avoir présenté Maixent à Ali -, lesquels en font leur punching-ball favori. À ses côtés, le jeune Liban Soleman (28 ans), chef de cabinet tout-terrain, diplômé en finance, management et marketing, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, revenu auprès d’Ali – il vivait entre Libreville et les États-Unis – pendant la campagne présidentielle de 2009. Ensuite, l’imperturbable général Alioune Ibaba (63 ans), directeur général du protocole d’État et conseiller en matière de défense et de sécurité, lui aussi aux côtés d’Ali depuis le ministère de la Défense. Tout comme le chef d’état-major des armées depuis 2008, le général Jean-Claude Ella-Ekogha, saint-cyrien de formation.

Si elle n’est pas à proprement parler une proche du chef de l’État, comment ne pas citer Laure Olga Gondjout (58 ans), ex-ministre de la Communication devenue secrétaire générale de la présidence ? Elle connaît tous les arcanes du pouvoir pour avoir servi fidèlement le père. Mais certains dirigeants africains ne veulent plus avoir affaire à cette femme de réseaux, et ses relations parfois tendues avec le cabinet du président laissent à penser qu’elle pourrait quitter prochainement la présidence. Last but not least, Park Sang-chul celui que tout le monde appelle monsieur Park. Ce Sud-Coréen, champion de taekwondo et véritable star dans son pays, où son patron l’a recruté lors d’un déplacement professionnel, dirige la sécurité personnelle d’Ali depuis des lustres. Et veille avec affection et discrétion sur le palais comme sur la résidence.

Sommaire

 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici