Fermer

France : les folles nuits des étudiants africains à Paris

Le rappeur Booba, patron du hip-hop français vient parfois animer les soirées. © David Benoliel/AZ/Universal

Organisées dans les cadres les plus somptueux de la capitale française, les soirées African Money ont la préférence des enfants de grandes familles guinéennes, béninoises, gabonaises ou congolaises.

Lorsqu’ils débarquent sur la prestigieuse avenue Foch chaque vendredi soir, les internes de Saint-Martin-de-France délaissent aussitôt leur austère vie scolaire. Ils jettent d’abord leur dévolu sur Le Madrigal ou le Louis 25, deux restaurants-bars des Champs-Élysées. Ces adresses huppées qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses constituent un excellent cadre pour un before avant la sortie en boîte de nuit.

Les soirées African Money ont ensuite la préférence de cette jeunesse dorée. Organisées dans les cadres les plus somptueux de la capitale française (Le Club Haussmann, le Trocadéro Ozu Club…), elles proposent deux formules. Le low-cost, pour le fêtard ordinaire qui ne débourse que 20 euros pour une entrée simple avec accès au bar. Et le service haut de gamme, pour ceux qui recherchent l’aisance et l’intimité d’un salon privé, de 550 euros à 2 000 euros la réservation. Il n’est pas rare que de jeunes clients dépensent jusqu’à trois fois ce montant. Le service est alors sur mesure : barmen à disposition, organisateurs bienveillants et agents de sécurité.

Stars

Lors de ces soirées bimestrielles, ces enfants de grandes familles guinéennes, béninoises, gabonaises ou congolaises font la fête avec des guest stars. Le rappeur Booba, patron du hip-hop français, le Congolais Fally Ipupa ou encore l’Ivoirien DJ Arafat, champion du coupé-décalé, viennent animer le show sur invitation. Les organisateurs envisagent aussi de faire venir les superstars nigérianes du duo P-Square ainsi que D’Banj.

Lancées en 2010 par le jeune businessman guinéen Sékou Diawara, les soirées African Money s’exportent à Yaoundé, Libreville, Abidjan et même Montréal. Prochaine édition, Casablanca.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici