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Algérie : quel leader pour l’opposition ?

Cette instabilité ne concerne pas uniquement les formations de la majorité. Les partis de l’opposition sont également frappés par le syndrome du « redressement », terme générique désignant les coups d’État scientifiques, ou vivent une succession agitée. Ce n’est pas le cas du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a connu une passation apaisée. Après vingt ans de présidence, son fondateur, Saïd Sadi, a passé le témoin lors du congrès de février 2012. Mais son successeur, Mohsin Bellabes, manque manifestement de charisme, et le RCD a sombré dans l’anonymat. En revanche, le retrait de Hocine Aït Ahmed, personnalité historique du mouvement national et fondateur du Front des forces socialistes (FFS), doyen de l’opposition (il a été créé en 1963), a provoqué un véritable séisme dans les structures du parti. Aucune personnalité parmi l’élite du FFS ne fait consensus. Résultat : des rivalités haineuses, des ambitions qui se heurtent violemment et des déchirures.

Peu contestée, la trotskiste Louisa Hanoune, à la tête du Parti des travailleurs (PT), première force d’opposition dans le Parlement depuis la création du parti, en 1990, devrait elle aussi passer la main. Même les micropartis n’ayant que quelques mois d’existence sont touchés par le syndrome de la contestation interne. Autant le système cherche une alternative à Bouteflika en 2014, autant l’opposition manque de leader charismatique.

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