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Sénégal : rétropédalage en Casamance

Des lmembres de Sant'Egidio lors de la libération de huit Sénégalais par le MFDC, ©

Les négociations entre la communauté de Sant'Egidio et Salif Sadio ont heurté la susceptibilité des autres chefs du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Dont le principal rival de Sadio, César Atoute Badiate.

La communauté de Sant’Egidio, qui a engagé l’an dernier une médiation, et l’État du Sénégal ont dû revoir leur copie en Casamance. Partant du principe qu’on fait la paix avec ceux qui font la guerre, les médiateurs avaient, dans un premier temps, concentré leurs efforts sur le front nord du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), de loin le plus opérationnel, que dirige Salif Sadio. Mais ce faisant, ils ont froissé la susceptibilité d’Ousmane Niantang Diatta et de César Atoute Badiate, les dirigeants du front sud. Moins belliqueux ces derniers temps, ces derniers n’en conservent pas moins une forte capacité de nuisance, surtout depuis leur réconciliation, il y a six mois. « Ils regroupent environ 80 % des combattants, et sont relativement bien armés », confie un médiateur. Décision a donc été prise de les associer aux pourparlers. Et d’y impliquer les autorités bissau-guinéennes et gambiennes. Problème : si tout le monde dans le maquis est d’accord pour discuter avec l’État du Sénégal, Badiate et Sadio continuent de se disputer le leadership de la rébellion. Avant de négocier avec Dakar, le premier veut organiser des assises inter-MFDC. Le second exclut toute réconciliation.

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