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Philippe de Belgique, l’héritier

À 53 ans, le prince Philippe devient le 7e roi de Belgique. © ISOPIX/Sipa

Le 21 juillet, il succédera à Albert II, son père. À ce prince timide échoit une lourde tâche : maintenir l'unité du royaume.

«Maladroit », « mal à l’aise », « guindé », « mauvais communicant »… En temps ordinaires, les qualificatifs dont les médias belges affublent le prince Philippe ne sont guère flatteurs. À l’annonce, le 3 juillet, de la prochaine abdication de son père, le roi Albert II, 79 ans, ces derniers ont rapidement ressorti des portraits de leur futur souverain teintés d’un certain scepticisme. « Philippe Ier, le timide qui voulait être roi », titrait par exemple le quotidien Le Soir.

Pourtant, c’est bien lui qui, le 21 juillet, jour de la fête nationale, deviendra à 53 ans le septième roi des Belges. Lui qui avait déjà failli l’être en 1993, à la mort de son oncle, le roi Baudouin – qui n’a pas eu d’enfant – et avait été écarté, car il était à l’époque célibataire et jugé trop jeune.

Un roi sage

Nettement plus apprécié tout de même que Laurent, son cadet, dont les frasques (excès de vitesse, vie débridée, voyages controversés en Libye et en RD Congo…) défraient la chronique, le sage Philippe a acquis de l’expérience, dans l’ombre de son père. Diplômé en sciences politiques de l’université de Stanford (États-Unis) ainsi que de l’École royale militaire de Belgique, il s’est rapidement concentré sur le commerce extérieur. En ambassadeur du Plat Pays, il a mené, en vingt ans, près de 70 missions économiques à l’étranger, accompagné d’une pléiade d’hommes d’affaires. Il s’est notamment rendu à plusieurs reprises sur le continent africain : en Algérie (2004), en Afrique du Sud (2006), en Égypte (2008), au Maroc (2009)… En 2012, il a assisté aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, ancienne colonie belge, mais pas à celles du Rwanda voisin, où la famille royale n’était pas conviée.

Aujourd’hui père de quatre enfants issus de son mariage avec Mathilde d’Udekem d’Acoz, le futur souverain s’est dit, le 4 juillet, « conscient des responsabilités qui reposent » sur lui. À commencer par la plus lourde d’entre elles : préserver l’unité de la Belgique, fragilisée par les éternelles querelles qui opposent Flamands et Wallons.

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