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Peut-être un nouveau vaccin contre le paludisme

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Dans un hôpital de campagne, en Centrafrique. © Ton Koene/Zuma/Rea

Une formule contre le paludisme élaborée par une équipe australienne donne des résultats prometteurs. Mais elle n'est encore testée que sur des animaux.

S’agit-il d’une énième annonce démesurément optimiste ? Le 2 juillet, des chercheurs australiens ont annoncé avoir mis au point un vaccin potentiellement efficace contre le paludisme. Certes, il n’en est qu’au stade préclinique (tests sur les animaux), mais les premiers résultats se sont révélés concluants. « Une seule vaccination induit une profonde immunité à différentes espèces de parasites du paludisme », a souligné le Pr Michael Good, de l’université Griffith (Australie). Une première, aucun des essais précédemment menés sur des souris n’ayant été efficace sur plus de deux souches.

Autre progrès : le déclenchement d’une « forme de réponse immunitaire qui peut reconnaître des molécules du parasite présentes dans chaque souche ». Autrement dit, sous l’effet de ce vaccin, les globules blancs attaquent le virus niché dans les globules rouges. Reste à démontrer qu’il est efficace sur l’homme, et dans quelle mesure. La circonspection reste donc de mise.

Longueur d’avance

D’autres candidats vaccins sont testés à travers le monde. Parmi les différentes formules au succès relatif, le RTS,S a une longueur d’avance. Développé par le laboratoire britannique GSK, il est le seul à faire l’objet d’un essai clinique de phase 3 – la dernière étape avant la mise sur le marché.

Une étude, portant sur 12 000 enfants dans sept pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique et Tanzanie), montre qu’il agit contre le Plasmodium falciparum, le parasite qui est à l’origine des formes les plus graves de la maladie. Il faut attendre la suite des essais cliniques, mais le RTS,S semble atteindre une efficacité d’au moins 50 % pendant plus d’une année – il serait le seul vaccin dans ce cas. Sa diffusion à grande échelle est envisagée d’ici deux à trois ans. Il y a urgence : la résistance aux traitements et la diminution des ressources financières allouées à la lutte contre le paludisme menacent d’anéantir les avancées de ces dernières années.

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