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Rébellion dans la rébellion centrafricaine

Par Jeune Afrique

Des membres de la Fomac patrouillant à Bangui. © AFP

Un nouveau groupe armé d'opposants centrafricains - issus de la rébellion Séléka au pouvoir - a établi sa base en territoire sud-soudanais. Il serait dirigé par l'ex-ministre de l'Éducation, Lala Bevarrah.

Si l’ex-président François Bozizé dément s’être rendu à Djouba, dans le Soudan du Sud, pour y installer une base arrière  – selon son entourage, il a simplement envisagé cette hypothèse -, un nouveau groupe armé d’opposants centrafricains est lui bien présent en territoire sud-soudanais, à la frontière avec la Centrafrique. Selon des sources concordantes, ce mouvement est dirigé par l’ex-ministre de l’Éducation Lala Bevarrah, qui fut un proche de Charles Massi, chef rebelle disparu en 2010. Lala Bevarrah a de qui tenir : il est le frère cadet de Rodolphe Idi Lala, qui mena une lutte armée contre le régime de David Dacko au début des années 1980. Autre cause de soucis pour le président autoproclamé Michel Djotodia : le cas du "général" Mohamed Dhaffane, l’un des leaders de la Séléka, emprisonné au camp de Roux à Bangui à la suite d’un règlement de comptes entre ex-rebelles. Ses fidèles, qui ont repris le maquis, menacent de se rallier à… Bozizé, qu’ils ont pourtant contribué à chasser du pouvoir il y a moins de cinq mois.

>> À lire : "Crise en Centrafrique : Hollande s´inquiète, le Quai s’agite"

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