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Marina Berlusconi, la relève du PDL ?

Marina Berlusconi préside le holdin familial, Fininvest, depuis 2005. © Mauro Scrobogna/AP/Sipa

Beaucoup, en Italie, souhaitent voir Marina Berlusconi, la fille aînée du Cavaliere, lui succéder à la tête de son parti, le Peuple de la liberté (PDL). Problème : la politique ne l'attire guère.

Dans les rangs du Peuple de la liberté (PDL), nombre de ténors ne cachent plus leur engouement pour une succession héréditaire au sein du parti depuis que son fondateur, Silvio Berlusconi, a été définitivement condamné à un an de prison pour fraude fiscale, tout en risquant cinq ans d’inéligibilité (peine qui doit être examinée en appel). L’heureuse élue pressentie pour succéder à l’ancien président du Conseil italien, Marina Berlusconi, 47 ans, est sa fille aînée – et, dit-on, sa favorite.

Née du premier mariage du "Cavaliere", elle est entrée à 25 ans dans le holding familial, Fininvest, dont elle a pris les rênes en 2005. Elle préside aussi le groupe de presse et d’édition Mondadori et siège aux conseils d’administration de Mediaset et de Mediobanca. Décrite comme une bête de travail et une négociatrice coriace, celle que l’on surnomme la tsarina ou la princesse de fer figure régulièrement, depuis 2007, dans le classement des femmes (ou des femmes d’affaires) les plus influentes du monde établi par le magazine Forbes.

Le "Cavaliere" lui-même serait favorable à ce qu’elle prenne sa relève

Problème : cette mère de deux enfants mariée à un ancien danseur étoile de la Scala de Milan goûte peu la notoriété… et la politique. Fin 2012, son prénom avait déjà circulé avec insistance. "C’est une hypothèse qui n’a aucun fondement", avait-elle répliqué, contestant que le leadership au sein d’un parti puisse se transmettre par héritage. Mais depuis la condamnation de son père, les responsables du PDL tentent de convaincre Marina d’assurer la relève. Silvio Berlusconi lui-même y serait favorable, tout en craignant que cela ne la place à son tour dans le collimateur de la justice. Reste que, selon le politologue Giovanni Orsina, sans un(e) Berlusconi à sa tête, le parti – qui reprendra en septembre le nom de l’ancienne formation du Cavaliere, Forza Italia – risquerait fort de retourner au néant.

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