Itzhak Herzog, à la conquête du parti travailliste

Itzhak Herzog s'adresse à la foule lors d'une manifestation devant le Knesset le 17 juin. © Nir Alon/Zuma-Rea

Figure emblématique de la gauche israélienne, Itzhak Herzog a annoncé sa candidature à la primaire du Parti travailliste prévue pour novembre.

Itzhak Herzog porte en lui l’héritage de son père, Haïm, président de l’État d’Israël de 1983 à 1993, et revendique le "style politique" de Barack Obama, Tony Blair et David Cameron. À 53 ans, le député Itzhak Herzog vient d’annoncer sa candidature à la primaire du Parti travailliste qui doit se tenir le 21 novembre. Deux ans après l’avoir défiée une première fois, il souhaite détrôner la décevante Shelly Yachimovich, qui, en dépit des immenses espoirs placés en elle, n’a décroché que 15 mandats à la Knesset lors des élections législatives de janvier. "Shelly ne constitue pas une alternative au gouvernement de Netanyahou. Malheureusement, elle ne ramènera pas notre formation au pouvoir. Nous avons besoin d’un nouveau leadership", affirme Herzog, qui peut se targuer du soutien de deux ténors du parti : Eitan Cabel et Erel Margalit.

Un engagement du parti pour la paix

L’actuel numéro deux des travaillistes reproche à Yachimovich de faire "cavalier seul". À trop s’être focalisée sur des problématiques socio-économiques, à trop vouloir éviter les querelles intestines, elle en aurait oublié l’engagement historique du parti pour la paix avec les Palestiniens. "Notre voix est aujourd’hui inaudible sur cette question, même auprès de l’opinion, regrette Herzog. Je ne suis pas une star et je n’ai pas de talent particulier, mais je sais comment agir dans le bon sens."

Ancien officier des renseignements militaires et avocat de formation, Buji – son diminutif – fait son apparition sur la scène politique en 1999, au titre de secrétaire général du gouvernement d’Ehoud Barak. Quatre ans plus tard, il est élu pour la première fois à la Knesset, qu’il n’a depuis jamais abandonnée. Très actif au sein du groupe travailliste, Itzhak Herzog prend la tête de plusieurs commissions parlementaires et gagne logiquement la confiance de ses proches. Entre 2005 et 2011, il se voit confier quatre ministères, dont celui des Affaires sociales dans le gouvernement d’Ehoud Olmert.

Comme ses prédécesseurs, Herzog ambitionne de ressusciter la formation emblématique de la gauche israélienne, sur le déclin depuis l’assassinat d’Itzhak Rabin. "J’ai l’expérience et un esprit d’équipe", aime-t-il rappeler à chaque réunion publique. Mais pour être l’homme providentiel, il lui faudra d’abord ramener le calme et la stabilité dans les rangs travaillistes. Sa victoire à la primaire de novembre en ferait le septième leader du parti en l’espace de douze ans.

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