Libye : Ibrahim al-Jadhran, un milicien exigeant

Par Jeune Afrique

Ibrahim al-Jadhran. © Joan Tilouine

Ibrahim al-Jadhran, qui bloque les terminaux pétroliers de Cyrénaïque depuis août 2013, a conclu un accord le 6 avril avec les autorités. Mais, selon ses proches, cet accord "ne sera pas vraiment respecté" et n'a été conclu que sous la pression de l'ambassadrice des États-Unis, l'hyperactive Deborah Jones.

Acculé par un "ultimatum informel" de Washington, le milicien a concédé la réouverture des ports de Zueitina et de Hariga. Ibrahim al-Jadhran conserve en revanche le contrôle de celui d’Es-Sider, auquel il ne renoncera, dit-il, que si ses exigences sont satisfaites : levée de la notice rouge délivrée contre lui et son frère Khaled Awed par Interpol ; règlement rétroactif des salaires de ses hommes ; et mise en place d’une commission d’enquête sur les exportations de pétrole. Il accuse en effet les dirigeants de Tripoli d’avoir détourné une part de la manne pétrolière.

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