L’Ouganda sur le point de signer avec Tullow au lac Albert

Par Jeune Afrique

Site de prospection pétrolière au bord du lac Albert, au nord-ouest de Kampala (Ouganda). © Reuters

L'Ouganda a achevé les négociations avec la super junior britannique Tullow Oil et ses partenaires. Un accord devrait prochainement ouvrir la voie à la production de pétrole.

Alors qu’elle vient d’annnoncer des résultats d’exploration très encourageants dans le bassin de Lokichar, dans l’ouest du Kenya, la société d’exploration pétrolière britannique Tullow Oil vient d’achever ses négociations avec l’État ougandais. Depuis 2006, la junior a découvert des réserves de pétrole estimées à environ 3 milliards de barils, soit une manne évaluée à quelque 50 milliards de dollars, mais la production commerciale a été retardée à plusieurs reprises en raison de désaccords entre l’administration et les industriels. Si bien que les premiers barils ne sont pas attendus avant 2016.

Mais une étape décisive serait en passe d’être franchie. Selon des propos rapportés par Reuters, la ministre de l’Énergie Irene Muloni a déclaré que le gouvernement allait bientôt signer un protocole d’accord (MoU) avec Tullow et ses partenaires, le français Total et le chinois CNOOC. Le développement des champs de pétrole et la construction des infrastructures nécessaires devrait coûter entre 15 et 22 milliards de dollars, selon la ministre.

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Engagement de financements

« Les négociations sur ce protocole d’accord sont maintenant complètes et nous nous attendons à le signer très bientôt. C’est une étape importante puisque le cadre du marché est essentiel pour l’engagement de financements pour ce projet”, a-t-elle poursuivi. Elle n’a pas précisé quand la signature aurait lieu.

Ce protocole doit détailler les infrastructures nécessaires, les rôles des différentes parties et les débits pour les champs de pétrole avant que la production réelle ne puisse commencer. Un projet de pipeline doit relier le Lac Albert au port de Lamu, au Kenya, tandis qu’une raffinerie doit permettre de traiter 30 000 barils par jour, dans un premier temps.

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