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Première à Istanbul

Écrit par Joséphine Dedet

Un sommet Turquie-Afrique – doublé d’un forum des affaires – devait se réunir à Istanbul du 18 au 21 août, sous le patronage du président Abdullah Gül. Une première. Outre les cinquante-trois délégations africaines, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement étaient attendus, ainsi que Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), dont l’organisation a déclaré la Turquie « partenaire stratégique » au mois de janvier dernier.
Depuis 2003, le gouvernement turc, qui entend « jouer un rôle positif dans le développement du continent », ne limite plus ses initiatives au seul Maghreb. En 2005, les premiers déplacements du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en Afrique subsaharienne – Éthiopie et Afrique du Sud, en l’occurrence – avaient donné une impulsion politique. Depuis, les relations bilatérales se multiplient. Entreprises et investisseurs turcs se livrent à une offensive de charme. Alors qu’il ne dépassait pas 5,4 milliards de dollars en 2003, le volume des échanges commerciaux avoisinait l’an dernier 10 milliards de dollars. Ankara se fixe désormais pour objectif d’atteindre 50 milliards en 2012.
Trois faits nouveaux. En mars dernier, l’Agence turque de coopération et de développement (Tika) a alloué 50 millions de dollars sur cinq ans à des projets très ciblés présentés par des acteurs locaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement. En mai, la Turquie est devenue membre non régional de la Banque africaine de développement. Enfin, Ankara a programmé l’ouverture de dix ambassades en 2008 (Angola, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Madagascar, Mali, Mozambique, Niger, Tanzanie, Tchad) et de cinq autres en 2009 (Burkina, Guinée, Mauritanie, Ouganda, Zambie).

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